Jean-Pierre Agarra présente l’objectif Physionutrition : Détoxifier, pourquoi ? comment ?

DÉTOXIFIER : POURQUOI ? COMMENT ?

On compte près de 150 000 molécules dites « xénobiotiques » (ce qui signifie « étrangères à notre biologie »), dans l’air que nous respirons, dans les liquides que nous buvons, dans les aliments que nous mangeons, dans les vêtements que nous portons, dans les crèmes que nous mettons sur notre peau, etc…

Nous sommes soumis en permanence et dans tous les milieux à ces xénobiotiques, pour la plupart issus de synthèses chimiques.

Ils proviennent en partie des pollutions engendrées par les industries, l’agriculture intensive, les transports, les matériaux des bâtiments, les objets dont nous nous entourons, les produits ménagers, les activités au travail…

Par exemple en 2013, 92% des points de surveillance de la qualité de l’eau fluviale faisaient état de la présence de pesticides, soit la quasi-totalité des cours d’eau en France(1).

De même, la consommation de produits provenant de l’industrie agro-alimentaire, nous confronte à de nombreux polluants comme le bisphénol A ou les phtalates issus des emballages alimentaires(2-7). La quantité d’aluminium ingérée, provenant surtout d’additifs alimentaires, est évaluée aux USA entre 7 et 9 mg/j en moyenne(8).

Une autre partie provient de notre propre consommation : tabac, médicaments, mais aussi aliments dont les composants sont altérés par des modes de cuisson agressifs(9). Une femme est amenée dans sa vie à placer environ 11400 tampons hygiéniques dans son vagin. Or, blanchis au chlore ils contiennent des résidus de dioxine incriminés dans de multiples problèmes(10).

Certains de ces polluants, solubles dans les graisses, sont capables de se concentrer dans les viandes et les poissons, mais aussi d’être stockés dans la masse grasse de notre corps : tissu adipeux sous la peau et dans la plupart de nos organes, en particulier le foie et le cerveau, très riches en graisse. Ce phénomène explique à la fois leur neurotoxicité et le fait que lors d’un stress ou d’un amaigrissement, la lipolyse entraîne un relargage de ces toxines liposolubles.

A. A quelles agressions toxiques notre corps fait face au quotidien.

Une exposition continue aux toxines alimentaires et environnementales peut dépasser la capacité du corps à métaboliser et éliminer les composés toxiques. Cela peut conduire à l’intoxication qui se manifeste par des signes cliniques visibles : insomnie, migraine, myalgie, dépression (résistance aux antidépresseurs)…

Une exposition prolongée aux toxiques présents dans notre environnement peut avoir de multiple conséquences et participer au développement de nombreuses pathologies.

1. Des toxiques rencontrés dans tous les milieux environnementaux :

Effets sur la santé des pesticides présents dans les aliments, l’eau et l’air :

Les auteurs d’une étude sur la toxicité des pesticides ont trouvé des preuves convaincantes d’une association entre l’exposition aux pesticides et des atteintes neurologiques, du génome et de la reproduction : malformations congénitales, mort fœtale, anomalies de croissance…(11).

Le glyphosate ou Round’up, le désherbant le plus utilisé dans le monde, est toxique pour le placenta et il s’agit d’un facteur d’avortements spontanés tardifs(12).

L’exposition à des pesticides est associée à une augmentation des leucémies, des lymphomes non Hodgkiniens, des cancers du cerveau, du sein et de la prostate(13).

Les pesticides sont également responsables d’atteinte dermatologique. On observe notamment   un taux plus élevé de dermatites chez les patients fortement exposés aux pesticides en milieu professionnel(11).

Substances chimiques environnementales et risque carcinogène :

Plus de 400 substances retrouvées dans l’environnement sont déjà classées comme cancérigènes sûres ou probables. Certaines pourraient être mises en cause dans au moins 8 types de cancers : du sein, du poumon, de la thyroïde, du testicule, les hémopathies malignes, le mésothéliome, les tumeurs cérébrales et les cancers de l’enfant(14).

Une revue réalisée sur 17 études de cas-témoins et une cohorte a révélé que l’utilisation par le père ou la mère de pesticides ménagers pendant la grossesse, ou la période d’allaitement multiplie de 3 à 9 le risque de cancer chez l’enfant(15).

De plus, les effets de plusieurs toxiques associés peuvent être amplifiés (co-carcinogènes). Les toxiques à effets hormonaux et pro-inflammatoires jouent des rôles promoteurs dans le développement des tumeurs(16).

Perturbateurs endocriniens :

Au cours des dernières années de nombreuses substances ont été identifiées comme étant capables d’interagir avec le système hormonal, elles sont qualifiées de perturbateurs endocriniens. Ces substances interagissent avec la synthèse, la dégradation, le transport et le mode d’action des hormones.

Il existe une grande diversité de perturbateurs endocriniens et les sources de contaminations peuvent être nombreuses, dans l’alimentation via les pesticides, les emballages alimentaires, les produits cosmétiques…

Le bisphénol A, provenant des biberons, des emballages plastiques alimentaires, des bouteilles d’eau, des films couvrant l’intérieur des boites de conserves…a des effets oestrogènes-like(17). Une exposition prénatale à cette substance est associée à des anomalies comportementales chez la jeune fille(18).

Notre organisme stocke ce polluant. Chez 1469 adultes, les taux urinaires de bisphénol A ne déclinent pas lors d’une période de jeûne ce qui indique que les sources principales ne sont pas alimentaires et qu’il y a un relargage du tissu adipeux(19).

Les parabènes sont des conservateurs présents dans plus de 80% des produits cosmétiques mais aussi des médicaments et aliments. Des études récentes montrent qu’ils sont capables d’établir des liaisons avec les récepteurs aux œstrogènes. Cette caractéristique conduit à deux risques : une baisse de la fertilité pour l’homme et une promotion de tumeurs œstrogéno-dépendantes(20).

Nous sommes soumis à ce type de polluant tout au long de notre vie et ce, dès le plus jeune   âge. Une analyse de la présence de substances toxiques dans les cheveux d’enfants a révélé la présence de 21,52 résidus de pesticides Perturbateurs Endocriniens (PE) en moyenne par enfant. 35 pesticides PE ou métabolites de pesticides PE sur 53 ont été retrouvés au moins une fois, soit 66.03%(21).

Certaines substances comme les polybromodiphényles éthers (PBDE) et d’autres composants persistants organohalogénés utilisés comme retardateurs de flamme sur les matelas, tissus, canapés, vêtements… modifient l’âge de survenue de la puberté chez les filles(22).

Une étude réalisée sur 155 hommes a révélé que la quantité de résidus de pesticides ingérés via les fruits et légumes consommés est corrélée négativement avec la qualité du sperme. Les patients ingérant la plus forte quantité de résidus de pesticides présentent une réduction de leur nombre de spermatozoïdes de 49%, ainsi qu’un pourcentage de formes normales de spermatozoïdes inférieur de 32%(23).

Des métaux toxiques :

Le mercure, le plomb, le cadmium, l’aluminium, l’arsenic, certains sels de chrome et de nickel, le palladium, l’antimoine, le cuivre et le fer en excès retrouvés dans l’air, l’eau, les aliments, certains médicaments et vaccins, les vêtements, les peintures, etc… ont des effets délétères multiples(24).

Les métaux lourds sont de plus en plus incriminés dans les maladies dégénératives(25).

Dans une étude menée chez 270 élèves d’écoles primaires, une exposition au plomb est associée à des scores neurocomportementaux détériorés. Onze ans plus tard le sous-groupe des 132 enfants les moins exposés est réétudié. Ceux qui ont un taux de plomb dans la dentine supérieur à 20 ppm ont 7,4 fois plus de chances d’abandonner les études et 5,8 fois plus de difficultés à la lecture(26).

Une exposition relativement faible au mercure qui peut concerner de 15 à 30% des populations entraîne une augmentation de l’hypertension, des risques cardiovasculaires, des altérations cognitives, des maladies neurologiques et des altérations du développement in utero(27).

Une exposition au cadmium, dont les sources principales sont le tabac et les aliments, est pro-oxydante, immunodéprimante, néphrotoxique, ostéotoxique et carninogène(28).

Dans une population de 13958 américains, on constate des augmentations de 28% pour la mortalité globale, de 55% pour la mortalité par cancers et de 36% pour la mortalité par infarctus chez les hommes présentant un doublement du taux de cadmium rapporté à la créatinine(29). L’aluminium prend la place du calcium dans l’os, il se précipite sous forme d’alumino-silicates dans les tissus, en particulier dans le cerveau où il est caractéristique de la maladie d’Alzheimer(30). L’aluminium est fréquemment rencontré dans des pansements gastriques, des aliments, de l’eau du robinet, il est pro-oxydant et neurotoxique.

2. Des toxiques rencontrés dans des lieux ou conditions spécifiques :

Dans l’air :

  • Pollution de l’air atmosphérique :

Les polluants atmosphériques sont nombreux, parmi eux des gaz (oxydes d’azote, dioxyde de carbone, dioxyde de soufre, ammoniac, ozone…), des composés organiques volatils (COV), des particules en suspension, mais aussi des polluants organiques persistants (POP) : pesticide, dioxine, hydrocarbures aromatiques polycycliques et perturbateurs hormonaux. Ils contribuent à de nombreuses pathologies respiratoires, en particulier l’asthme et sont un facteur de risque de pathologies cardiovasculaires et de cancers. Ils passent dans la circulation et ont des retentissements sur l’immunité, le fonctionnement cognitif et la fertilité.

L’exposition aigüe ou chronique à l’ozone dans l’air pollué des villes entraîne un stress oxydatif, pro-inflammatoire, qui réduit à long terme la fonction respiratoire et contribue aux pathologies respiratoires, dont le cancer du poumon(31). Les dernières estimations de l’OMS montrent qu’en 2012, ce sont 3,7 millions de décès qui ont été provoqués par la pollution de l’air extérieur au niveau mondial(32). Certaines populations plus sensibles car âgées ou porteuses de maladies sont plus touchées(33).

La densité des particules fines PM2,5 par mètre cube d’air a considérablement augmentée au cours des dernières années. Elles proviennent essentiellement du trafic automobile, du chauffage et   des activités industrielles. Des chercheurs estiment que 10% des cancers du poumon dans les agglomérations françaises de Paris, Grenoble, Rouen et Strasbourg sont attribuables aux particules de diamètre inférieur à 2,5µm(14).

Les polluants retrouvés dans l’atmosphère ont un effet vasoconstricteur(34). Une augmentation de la densité des particules fines de 10µg/m3 d’air augmente le risque d’accident cardiovasculaire de 24% et la mortalité cardiovasculaire de 76% chez les femmes dans une étude américaine(35).

Tous les 10µg/m3 de polluants atmosphériques en plus, la mortalité cardiopulmonaire augmente de 0,3%(36-37).

  • Pollution de l’air intérieur :

D’après un rapport de l’institut de veille sanitaire de 2010, nous passons en moyenne 60 à 70% de notre temps quotidien à l’intérieur de notre logement(38).

Ainsi, la qualité de l’air intérieur joue un rôle prépondérant dans l’exposition aux toxiques au cours de notre vie. Le formaldéhyde relargué dans les maisons et les voitures par les contreplaqués, colles de moquettes, matériaux et tissus synthétiques, entraine des conjonctivites et des urticaires. Il est un facteur des cancers du nasopharynx et il est fortement suspecté dans l’incidence des leucémies(39).

Les solvants présents dans des produits de nettoyage, les peintures, les vernis, les encres, certains pesticides, les éthers de glycol sont des causes de fausses couches, malformations, diminution de la fertilité masculine, hématotoxicité(40).

  • Pollution des eaux et des aliments :

Les polluants retrouvés dans les eaux : nitrates, pesticides, traces de médicaments, métaux lourds, chlore utilisé comme antiseptique, ont des effets directs via la consommation en boisson, mais aussi par bioaccumulation dans les poissons et fruits de mer. Ils ont des effets immunodéprimants, pro-oxydants, génotoxiques, reprotoxiques et cancérigènes(41).

Les dérivés des nitrates trouvés dans l’eau et les nitrites ajoutés dans de nombreux produits, en particulier les charcuteries, forment des nitrosamines, cancérigènes sur l’estomac.

Les nitrosamines augmentent aussi les effets négatifs des graisses sur le diabète, la stéatose hépatique et les phénomènes neurodégénératifs.

  • Dans les dérivés de cuisson :

Les molécules déformées par la cuisson perdent leurs qualités nutritionnelles et peuvent devenir antigéniques, mutagènes et carcinogènes(42).

Les dérivés mutagènes issus de la déformation des molécules des viandes et poissons à haute température augmentent les risques de cancers du colon, du rectum, du pancréas, du sein et de la prostate(43).

Les hydrocarbures amines polycycliques émis avec les produits grillés ou cuits au feu de bois augmentent les cancers de la prostate, comme le montre une étude menée chez 1226 hommes porteurs de cancer de la prostate et 1127 cas contrôles(44).

Une découverte récente montre que la consommation de viande cuite augmente aussi la fréquence des cancers du poumon(45).

L’acroléine obtenue par la combustion des graisses, en particulier lors des barbecues est mutagène, cancérigène, impliquée dans les pathologies inflammatoires respiratoires et cardiovasculaires ainsi que la maladie d’Alzheimer(46).

 B. Processus de défense contre ces agressions : la détoxification

Bien évidemment la première chose à faire est de réduire son exposition à tous les toxiques évitables : tabac actif et passif, aliments trop cuits, désodorisants chimiques, médicaments non indispensables, d’assurer des ventilations efficaces dans tous les milieux de travail et de vie et de faire des choix écologiques quant aux cosmétiques, vêtements, aliments, produits ménagers… Malgré tout, les toxiques peuvent s’accumuler dans l’organisme. La détoxification est un processus qui implique de multiple réactions et fait intervenir 5 organes présentant chacun des fonctions de protection ou d’élimination : le foie, le rein, l’intestin, le poumon et la peau. Ces émonctoires peuvent être stimulés par certaines molécules et leur efficacité dépend de l’énergie disponible dans notre organisme. En cas de fatigue, ils ne peuvent pas fonctionner de manière optimale. Une supplémentation en magnésium liposoluble associé à son rétenteur cellulaire la taurine permet de diminuer l’état de fatigue général. La vitamine B3 joue aussi un rôle important dans la production d’énergie cellulaire.

Ces organes luttent contre les agressions par 3 grands mécanismes : le blocage de l’entrée, la neutralisation et l’élimination.

1. Bloquer l’entrée des molécules toxiques

Notre corps se défend par des frontières : la peau et les muqueuses bronchique et digestive. Leurs intégrité est assurée par une bonne nutrition, en particulier en acide gras (apports optimisés en acides gras mono-insaturés comme l’huile d’olive et en acide gras oméga 3 : huile de colza et     de poisson gras), en antioxydants comme la vitamine C ou la N-acétylcystéine, en probiotiques   et en certains minéraux comme le magnésium, le zinc, le sélénium, le silicium et le calcium. Ces nutriments contribuent à bloquer le passage des substances toxiques à l’intérieur de l’organisme. De plus, les déficits en magnésium, calcium, zinc, sélénium et fer augmentent la toxicité de certains métaux lourds comme le plomb, mercure, cadmium et aluminium(47).

  • Au niveau de la peau :

La peau constitue la première barrière physique du corps. Certains polluants peuvent tout de même la traverser et passer dans le sang où ils pourront ensuite être stockés dans le tissu adipeux, le foie ou le cerveau.

Certains minéraux comme le magnésium, le zinc, le sélénium, le silicium contribuent à bloquer le passage des polluants dans le sang.

  • Au niveau de la muqueuse bronchique :

Le glutathion réduit, dont la concentration s’élève dans le liquide bronchique grâce à la N-acétylcystéine et la vitamine C s’oppose à de nombreux toxiques provenant de l’air. Le glutathion réduit est effondré chez les enfants asthmatiques(48). De même, le glutathion du fluide épithélial bronchique des fumeurs, exposés à 4700 substances toxiques et un million de milliards de radicaux libres et d’oxydants par bouffée de cigarette, est extrêmement abaissé.

L’apport de certains nutriments peut améliorer la détoxification pulmonaire :

  • La N-acétylcystéine est le précurseur du glutathion et l’antioxydant prioritaire à donner(49).
  • La N-acétylcystéine protège les bronches des gaz d’échappement provenant du diesel(50).
  • Une étude en double-aveugle chez des enfants Mexicains asthmatiques montre que la prise de vitamines C et E réduit les effets délétères de l’ozone(51).

 

  • Au niveau de la muqueuse digestive :

Le tractus gastro-intestinal représente une voie d’entrée majeure dans l’organisme pour la plupart des xénobiotiques (25 tonnes de nourriture passent par la voie digestive tout au long de notre vie). L’exposition digestive au chlore (eau du robinet) réduit les taux de glutathion et de vitamine C. L’équipe Bordelaise du Pr Dartigues montre que la consommation d’une eau contenant plus de 0.1mg/l d’aluminium double le risque d’Alzheimer alors que la présence de plus de 11,25mg/l de silicium réduit le risque de 26%(52).

Si la barrière intestinale est altérée, le foie subit un surcroit de travail par la pénétration plus importante de toxines.

La flore intestinale joue un rôle important de barrière et peut activer les voies de détoxification. En cas de défaillance du microbiote, les bactéries pathogènes peuvent augmenter la charge toxique de l’organisme en produisant elles-mêmes des toxines.

Un déséquilibre de la flore du colon provoque également une inflammation qui favorise le passage de molécules indésirables du tube digestif vers le sang.

Ainsi une nutrition de qualité, apportant des probiotiques, des antioxydants, des acides gras essentiels, des vitamines et minéraux permet de renforcer la barrière digestive.

Certains nutriments peuvent aider à bloquer le passage des polluants par le tractus gastro-intestinal. Des rats exposés à du chlore, sont protégés des effets délétères s’ils reçoivent de la N-acétylcystéine et de la vitamine C(53).

La vitamine C inhibe la synthèse des nitrosamines cancérigènes dans l’estomac.

Le magnésium, le sélénium et le zinc bloquent le passage du plomb, du mercure et du cadmium dans le sang, le silicium celui de l’aluminium.

Les déficits en calcium, zinc et fer augmentent la toxicité du plomb; le déficit en zinc celle du cadmium. Le sélénium protège du mercure(54).

L’équipe toulousaine du Pr Vellas a observé que les femmes buvant des eaux pauvres en silicium souffrent plus souvent de maladie d’Alzheimer, après élimination des facteurs confondants(55).

Le « task group on metal interaction » met en avant que la toxicité des métaux lourds peut être réduite par le calcium, le zinc et le sélénium(56). Les inhibiteurs calciques réduisent le passage du cadmium dans les hépatocytes (le magnésium est un inhibiteur calcique)(57).

Le magnésium inhibe le transport intracellulaire de plomb et de cadmium(58).

2. Neutraliser les toxines

Les substances qui ont franchi les frontières et qui ne peuvent être éliminées directement via les urines ou les selles, peuvent être neutralisées dans les cellules et le sang ou majoritairement en passant par le foie. Cet organe est l’usine de détoxification du corps.

La neutralisation des toxiques dans le foie se fait via 2 phases :

  • La phase I : elle permet de neutraliser directement certains composés ou elle produit des métabolites intermédiaires. Il s’agit souvent de réactions d’oxydo-réduction.
  • La phase II : elle permet de modifier la solubilité de ces produits ou de leurs métabolites. II s’agit d’une phase de conjugaison.

 

  • Dans les cellules et le sang :
  • Le glutathion : molécule clé des processus de détoxification :

Le foie produit une quantité considérable de glutathion. C’est le principal détoxifiant de l’organisme et il est composé de trois acides aminés (Glu-Cys-Gly). Le glutathion du foie est exporté partout : dans le sang où il est un grand éliminateur de toxiques, mais aussi dans toutes les cellules où il peut rendre inactifs les toxiques dont l’entrée n’a pas été bloquée.

Il est capable de neutraliser les polluants dans les tissus, y compris dans le placenta, ce qui réduit les risques toxiques in utéro(59). Le glutathion peut neutraliser la plupart des toxiques, y compris le formaldéhyde(60).

Le glutathion intervient à la fois dans les processus de phases I et II et dans la neutralisation des toxiques dans le sang.

Cette molécule se révèle un des protecteurs fondamentaux dans la plupart des pathologies dégénératives et en particulier la maladie de Parkinson(61).

Le glutathion joue un rôle majeur comme antioxydant et antitoxique direct, comme cofacteur de   la glutathion peroxydase et des glutathion transférases, dans la cytoprotection contre le stress oxydatif et les xénobiotiques, dans le vieillissement et la lutte contre de nombreuses pathologies inflammatoires et dégénératives. Sa présence en abondance dans les mitochondries est d’une importance capitale(62).

Certains facteurs favorisent la synthèse du glutathion, d’autres l’épuisent comme le paracétamol, l’alcool, le café, la quasi-totalité des médicaments et polluants, ainsi que le stress oxydatif et l’inflammation.

La N-acétylcystéine et la vitamine C soutiennent les taux réduit de glutathion(59).

Lors d’une exposition grave à des toxiques, y compris médicamenteux ou des champignons vénéneux, on utilise à l’hôpital de la N-acétylcystéine, précurseur du glutathion qui permet d’augmenter sa fabrication.

  • La méthylation :

Une autre voie majeure de détoxification est la méthylation(63). L’étude « Long Island Breast Cancer Project » montre une réduction des risques de cancer du sein proportionnelle aux apports en nutriments méthylants, comme bétaïne et choline(64).

L’opération de méthylation est capable de neutraliser des métaux lourds et les excès d’œstrogènes. Elle est soutenue par la bétaïne et les vitamines B6, B9, B12 activées par le magnésium.

Les métallothionéines sont des protéines qui se lient à certains métaux pour empêcher leur circulation et jouent un rôle de captage protégeant les cellules contre les agressions des xénobiotiques métalliques.

La synthèse des métallothionéines est augmentée grâce au zinc et la N-acétylcystéine.

 

Le zinc, le sélénium, le glutathion et les nutriments méthylants comme la bétaïne et les vitamines B jouent un rôle essentiel dans la protection du cerveau contre le mercure. Plus de 50% des autistes ont des dysfonctions de la méthylation, le problème est donc encore plus important pour eux(65).

Le sélénium protège directement du mercure, via les sélénoprotéines P et indirectement via son rôle dans la catalyse des glutathion peroxydases(66).

  • Dans le foie

L’équilibre entre phase I et phase II de la détoxification hépatique est indispensable à une bonne détoxication.

  • Phase I :

Les xénobiotiques transportés par le sang peuvent être transformés grâce aux enzymes de phase I ou cytochrome P450, catalysés par le fer. Deux inconvénients :

  • Les métabolites issus de ces réactions enzymatiques peuvent être encore plus toxiques que la molécule d’origine.
  • l’activation par le fer du cytochrome P450 engendre l’émission de radicaux libres corrosifs. Ainsi il est justifié de calmer l’activité de ces enzymes pour éviter les dommages provoqués par les substances intermédiaires de ces réactions. Cela est possible avec les polyphénols que l’on trouve dans les fruits et légumes et le thé vert. La prise de 400 à 500mg de poudre de thé vert 5 fois par jour pendant un mois chez les gros fumeurs réduit de moitié la génotoxicité mesurée sur l’ADN des cellules

L’un des inhibiteurs les plus puissants des cytochromes P450 est la naringénine, un polyphénol du pamplemousse. La prise de médicaments simultanée peut donc entraîner l’augmentation de leur taux circulants. Ceci pourrait autoriser à baisser les doses de certains médicaments lorsqu’ils sont pris avec du jus de pamplemousse(67).

En revanche, il faut favoriser les enzymes de la phase II ou glutathion transférases (GST) qui utilisent aussi le glutathion.

  • Phase II :

Une des grandes découvertes de la nutrithérapie de ces dernières décennies a été faite par un chercheur de Baltimore, Paul Tolalay : les crucifères comme le brocoli, le chou de Bruxelles, le chou… contiennent du sulphoraphane. Le sulforaphane est un puissant inducteur des enzymes de phase II et des glutathion transférases. Il augmente la synthèse du glutathion et inhibe

les cytochromes P450(68). Depuis plusieurs siècles, on avait en effet observé que la consommation fréquente de crucifères contribue à protéger des risques de cancers. Le glucoraphane contenu en grande quantité dans les extraits de pousses de brocoli de moins de 3 jours peut être activé en sulphoraphane grâce à la présence de la myrosinase du radis noir(69).

Le sulforaphane, puissant cytoprotecteur et anti-carcinogène, a été montré capable après une seule prise orale de 200µmol (35mg) de se concentrer dans le tissu mammaire chez des femmes ayant subi une mammoplastie(70).

La moitié de la population présente une capacité moindre d’induction des glutathion transférases et est donc à risque pour le développement de cancers chimio-induits et d’autres pathologies dégénératives(71).

Les catéchines du thé vert peuvent aussi stimuler les glutathion transférases(72).

La plupart des polyphénols ont des effets protecteurs contre les xénobiotiques par induction des glutathion transférases, et dans certains cas, inhibition des cytochromes P450(73).

3. Faciliter l’élimination :

Les toxiques peuvent être éliminés soit par les urines lorsqu’ils sont hydrosolubles via l’activité rénale soit dans les selles lorsqu’ils sont hydrophobes via l’intestin. Les toxiques solubles dans les graisses peuvent être rapidement éliminés par la taurine qui les entrainent dans la vésicule biliaire avant de les « flusher » dans le tube digestif. Par la suite, une présence suffisante de fibres permet de les évacuer dans les selles.

  • Dans les urines :

Le rein permet l’élimination finale dans les urines des toxines neutralisées lors de la détoxification hépatique.

Les toxiques solubles dans l’eau peuvent être captés par la vitamine C et le glutathion dans le sang puis conduits dans les urines. De même, les métaux lourds peuvent être chélatés par la vitamine C, le sélénium ou le glutathion puis éliminés. La vitamine C peut se lier à l’éthanol, au benzène, à plusieurs dérivés de la fumée de cigarette, aux dérivés fluorés, à plusieurs pesticides et favoriser leur élimination urinaire(74-77).

Le silicium précipite l’aluminium et entraîne son évacuation urinaire avant qu’il ne puisse pénétrer dans le cerveau ou prendre la place du calcium dans l’os.

Le thé vert s’avère être capable de multiplier par 10 la capacité du glutathion à éliminer des toxiques dans les urines. 3 mois de traitement avec 500mg de polyphénols de thé vert par jour multiplie par 10 l’excrétion urinaire d’aflatoxine(78).

Le pH urinaire influence également la capacité à éliminer les toxines. Un pH alcalin stimule l’élimination et diminue la réabsorption rénale.

  • Dans les selles :

En favorisant l’élimination par les selles, on limite les entrées de toxiques par la muqueuse digestive. La taurine conjugue les toxiques liposolubles et favorise leur excrétion biliaire dans les voies digestives(79).

Les fibres assurent la non-réabsorption des substances indésirables.

Le Pr Vassili Nesterenko cite une expérience ayant porté sur 64 enfants du district Bélarus de Gomel, très contaminé par les retombées de Tchernobyl. Ces enfants ont passé un mois dans un sanatorium où ils n’ont consommé que de la nourriture non contaminée. Un groupe témoin à pris de la pectine matin et soir; l’autre un placebo. Après un mois les enfants du groupe pectine ont vu leur taux de césium 137 diminuer de 62,6%. Dans l’autre groupe, le césium n’a baissé que de 13,9%(80). L’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest) a également observé que des enfants ayant reçu de la pectine lors de leur séjour en France ont vu (en moyenne) leur contamination au Césium 137 baisser de 31% contre seulement 15% chez ceux qui n’en n’ont pas reçue(81).

  • Autres voies d’élimination :

La respiration complète, la pratique sportive et les séances de sauna favorisent aussi l’élimination des toxiques par l’expiration et la transpiration.

 

C. Conclusion : se protéger en stimulant la détoxification

Nous sommes tous exposés à des toxiques dans notre vie quotidienne. Le niveau d’exposition dépend notamment de nos modes de vie et de consommation.

Pour identifier le niveau d’intoxication d’un individu, diverses analyses biologiques peuvent être réalisées (mesure des taux de métaux lourds dans les cheveux, mesure de la concentration d’isoprostanes urinaires…). D’autres analyses permettent de mesurer la capacité de détoxification via des dosages de glutathion, taurine et homocystéine (reflet de la capacité de méthylation et du statut en vitamine B9). Des tests génomiques peuvent identifier un risque accru en cas de capacité réduite de détoxification, due au polymorphisme génétique des enzymes hépatiques.

Réaliser une cure de détoxification régulièrement s’avère nécessaire pour retrouver l’énergie vitale de notre organisme soumis à rudes épreuves. Elle renforce l’efficacité des différents organes émonctoires afin de faciliter l’élimination des toxiques. Une supplémentation appropriée en certaines molécules permet de stimuler les processus de détoxification.

Physiomance détox est une formule complète constituée de bio-actifs et micronutriments, permettant de soutenir et stimuler les 3 mécanismes d’action de la détoxification : blocage de l’entrée, neutralisation et élimination des toxines. L’apport de 150mg de N-acétylcystéine, constituant essentiel du glutathion, principal détoxifiant de l’organisme, renforce l’efficacité de chacune des étapes du processus.

Le blocage de l’entrée des toxines dans l’organisme est amélioré par l’association optimale de micronutriments : silicium, sélénium, zinc, magnésium, N-acétylcystéine et vitamine C.

 

Physiomance détox potentialise la neutralisation hépatique des toxines grâce à des ingrédients qui visent à calmer la phase I et à booster la phase II. Le glucoraphane contenu en grande quantité dans les extraits de pousses de brocoli de moins de 3 jours est activé en sulforaphane grâce à la présence adéquate de la myrosinase du radis noir. Le sulforaphane équilibre l’activité des enzymes de phase I et II.

 

De même, les catéchines du thé vert activent ces enzymes. La synergie d’action des constituants de la formule favorise l’action des glutathion transférases. L’opération de méthylation est soutenue par la bétaïne et les vitamines B6, B9 et B12, activées par le magnésium. La taurine permet de conjuguer les xénobiotiques liposolubles et de les entraîner dans la vésicule biliaire, avant de les évacuer dans le tube digestif.

L’élimination urinaire est soutenue par la vitamine C, le sélénium, la N-acétylcystéine et les polyphénols de thé vert.

Enfin l’activité d’élimination digestive est favorisée par les fibres de la pectine de pomme d’une part et la N-acétylcystéine, la vitamine C et le sélénium d’autre part.

Bibliographie

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Jean-Pierre Agarra

Jean-Pierre Agarra

Jean-Pierre Agarra est le Président Directeur Général de Therascience. L’entreprise Monégasque est leader sur le marché de la Physionutrition. Diplômé en 1991 par l’université de Marseille comme médecin généraliste, il obtient ensuite un diplôme universitaire d’Expertise médicale en 1992, Jean-Pierre Agarra exerce en tant que médecin généraliste de 1991 à 1994 avant de se spécialiser en Médecine esthétique et nutrition.